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L’expérimentation de la vidéoprotection algorithmique, encadrée par la loi JOP 2024, soulève des questions cruciales en matière de protection des données personnelles. Autorisée jusqu’au 31 mars 2025 dans des lieux spécifiques à risque, cette technologie est testée par des entités comme la RATP et la SNCF pour des cas d’usage précis tels que la détection d’objets abandonnés ou la gestion des mouvements de foule. Mais quels sont les enjeux juridiques et éthiques associés à ces expérimentations ?
Un cadre légal strict
La loi JOP 2024, accompagnée de ses décrets d’application, fixe un cadre légal rigoureux pour les expérimentations de vidéoprotection algorithmique. Les systèmes déployés ne doivent en aucun cas utiliser des technologies d’identification biométrique, telles que la reconnaissance faciale, conformément à l’interdiction légale en vigueur. Les Délégués à la Protection des Données (DPO) jouent un rôle essentiel en évaluant les Analyses d’Impact sur la Protection des Données (AIPD), formant les opérateurs et collaborant étroitement avec la CNIL pour garantir une utilisation éthique et conforme des outils.
Rôle central des DPO
Les DPO sont au cur de ces expérimentations, assurant que chaque étape respecte les normes de protection des données. Leur mission inclut l’évaluation des risques potentiels, la formation des opérateurs sur les bonnes pratiques et la collaboration avec la CNIL pour s’assurer que les systèmes de vidéoprotection algorithmique respectent les droits des individus. De plus, un comité de pilotage doit soumettre des rapports réguliers à la CNIL, garantissant une transparence et une responsabilité accrues tout au long du processus.
Informer et protéger les usagers
Pour informer les usagers, la RATP et la SNCF ont développé un pictogramme innovant, distinct de celui utilisé pour la vidéoprotection classique. Ce pictogramme vise à sensibiliser le public à la présence de ces technologies, tout en respectant leur droit à l’information. Les premières expérimentations, réalisées lors d’événements tels que le match PSG-OL, illustrent l’importance de cette communication claire et transparente pour maintenir la confiance du public.
En conclusion, la vidéoprotection algorithmique, bien que prometteuse, doit être déployée avec une vigilance accrue pour protéger les données personnelles.
La confidentialité est un pilier fondamental de la procédure de conciliation, couvrant tant la décision douverture que lexistence et le contenu de cette procédure. La Cour de cassation a récemment renforcé cette notion par un arrêt du 3 juillet 2024, apportant des précisions sur son étendue.
L’importance de la confidentialité en conciliation
La procédure de conciliation, régie par larticle L. 611-15 du Code de commerce, vise à préserver la confidentialité de toutes les informations relatives à son ouverture, son existence et son contenu. Cette confidentialité est opposable à toute personne qui, par ses fonctions, en a connaissance. Par exemple, dans une affaire récente, une société en redressement judiciaire a obtenu louverture dune procédure de conciliation. Cependant, une banque a déclaré cette société en défaut à la Banque de France, entraînant une dégradation de sa cotation. La société a alors invoqué la confidentialité de la procédure pour contester cette déclaration.
Les implications légales de la confidentialité
Selon larticle 873 du Code de procédure civile, le président du tribunal de commerce peut prescrire en référé des mesures conservatoires pour prévenir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans le cas mentionné, la société a assigné la banque en référé pour obtenir la main levée de linscription de défaut et la réparation de son préjudice. La Cour de cassation a finalement annulé larrêt de la cour dappel, affirmant que louverture dune procédure de conciliation constitue une information confidentielle que la banque ne pouvait utiliser pour justifier une déclaration de défaut, causant ainsi un trouble manifestement illicite.
Conseils pour les entreprises en conciliation
Pour les entreprises engagées dans une procédure de conciliation, il est essentiel de comprendre létendue de la confidentialité. Toute divulgation non autorisée de lexistence ou du contenu de cette procédure peut entraîner des conséquences juridiques significatives. Il est donc crucial de veiller à ce que toutes les parties impliquées respectent strictement cette confidentialité pour éviter des litiges potentiels et protéger les intérêts de lentreprise.
En résumé, la confidentialité de la procédure de conciliation, telle que définie par larticle L. 611-15 du Code de commerce, est essentielle et doit être scrupuleusement respectée. Larrêt de la Cour de cassation du 3 juillet 2024 renforce cette obligation et clarifie les conséquences dune violation de cette confidentialité. Pour toute entreprise en difficulté, il est impératif de sassurer que cette règle est bien comprise et appliquée par toutes les parties concernées.
Cass. com., 3 juill. 2024, n° 22-24.068, B+L

La confidentialité est un pilier fondamental de la procédure de conciliation, couvrant tant la décision douverture que lexistence et le contenu de cette procédure. La Cour de cassation a récemment renforcé cette notion par un arrêt du 3 juillet 2024, apportant des précisions sur son étendue.
L’importance de la confidentialité en conciliation
La procédure de conciliation, régie par larticle L. 611-15 du Code de commerce, vise à préserver la confidentialité de toutes les informations relatives à son ouverture, son existence et son contenu. Cette confidentialité est opposable à toute personne qui, par ses fonctions, en a connaissance. Par exemple, dans une affaire récente, une société en redressement judiciaire a obtenu louverture dune procédure de conciliation. Cependant, une banque a déclaré cette société en défaut à la Banque de France, entraînant une dégradation de sa cotation. La société a alors invoqué la confidentialité de la procédure pour contester cette déclaration.
Les implications légales de la confidentialité
Selon larticle 873 du Code de procédure civile, le président du tribunal de commerce peut prescrire en référé des mesures conservatoires pour prévenir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans le cas mentionné, la société a assigné la banque en référé pour obtenir la main levée de linscription de défaut et la réparation de son préjudice. La Cour de cassation a finalement annulé larrêt de la cour dappel, affirmant que louverture dune procédure de conciliation constitue une information confidentielle que la banque ne pouvait utiliser pour justifier une déclaration de défaut, causant ainsi un trouble manifestement illicite.
Conseils pour les entreprises en conciliation
Pour les entreprises engagées dans une procédure de conciliation, il est essentiel de comprendre létendue de la confidentialité. Toute divulgation non autorisée de lexistence ou du contenu de cette procédure peut entraîner des conséquences juridiques significatives. Il est donc crucial de veiller à ce que toutes les parties impliquées respectent strictement cette confidentialité pour éviter des litiges potentiels et protéger les intérêts de lentreprise.
En résumé, la confidentialité de la procédure de conciliation, telle que définie par larticle L. 611-15 du Code de commerce, est essentielle et doit être scrupuleusement respectée. Larrêt de la Cour de cassation du 3 juillet 2024 renforce cette obligation et clarifie les conséquences dune violation de cette confidentialité. Pour toute entreprise en difficulté, il est impératif de sassurer que cette règle est bien comprise et appliquée par toutes les parties concernées.
Cass. com., 3 juill. 2024, n° 22-24.068, B+L

La double vie des avocats startupers »
La confidentialité est un pilier fondamental de la procédure de conciliation, couvrant tant la décision douverture que lexistence et le contenu de cette procédure. La Cour de cassation a récemment renforcé cette notion par un arrêt du 3 juillet 2024, apportant des précisions sur son étendue.
L’importance de la confidentialité en conciliation
La procédure de conciliation, régie par larticle L. 611-15 du Code de commerce, vise à préserver la confidentialité de toutes les informations relatives à son ouverture, son existence et son contenu. Cette confidentialité est opposable à toute personne qui, par ses fonctions, en a connaissance. Par exemple, dans une affaire récente, une société en redressement judiciaire a obtenu louverture dune procédure de conciliation. Cependant, une banque a déclaré cette société en défaut à la Banque de France, entraînant une dégradation de sa cotation. La société a alors invoqué la confidentialité de la procédure pour contester cette déclaration.
Les implications légales de la confidentialité
Selon larticle 873 du Code de procédure civile, le président du tribunal de commerce peut prescrire en référé des mesures conservatoires pour prévenir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans le cas mentionné, la société a assigné la banque en référé pour obtenir la main levée de linscription de défaut et la réparation de son préjudice. La Cour de cassation a finalement annulé larrêt de la cour dappel, affirmant que louverture dune procédure de conciliation constitue une information confidentielle que la banque ne pouvait utiliser pour justifier une déclaration de défaut, causant ainsi un trouble manifestement illicite.
Conseils pour les entreprises en conciliation
Pour les entreprises engagées dans une procédure de conciliation, il est essentiel de comprendre létendue de la confidentialité. Toute divulgation non autorisée de lexistence ou du contenu de cette procédure peut entraîner des conséquences juridiques significatives. Il est donc crucial de veiller à ce que toutes les parties impliquées respectent strictement cette confidentialité pour éviter des litiges potentiels et protéger les intérêts de lentreprise.
En résumé, la confidentialité de la procédure de conciliation, telle que définie par larticle L. 611-15 du Code de commerce, est essentielle et doit être scrupuleusement respectée. Larrêt de la Cour de cassation du 3 juillet 2024 renforce cette obligation et clarifie les conséquences dune violation de cette confidentialité. Pour toute entreprise en difficulté, il est impératif de sassurer que cette règle est bien comprise et appliquée par toutes les parties concernées.
Cass. com., 3 juill. 2024, n° 22-24.068, B+L

Renonciation à succession : comprendre les enjeux et démarches ! Renoncer à une succession est une décision lourde de conséquences, souvent motivée par des dettes importantes du défunt ou des conflits familiaux. Un héritier dispose de quatre mois après le décès pour prendre cette décision, selon l’article 780 du Code civil. Passé ce délai, il pourrait être contraint d’accepter la succession, même de manière tacite. La renonciation doit être formellement déclarée devant un notaire ou un tribunal pour être juridiquement valide. Cette démarche est irrévocable, sauf en cas de vices du consentement comme l’erreur ou le dol. En renonçant, l’héritier n’est plus redevable des droits de succession, mais sa part est redistribuée, ce qui peut augmenter la charge fiscale des autres héritiers. Si tous les héritiers renoncent, la succession est déclarée vacante et les biens sont dévolus à l’État après apurement des dettes. Le notaire joue un rôle crucial en guidant l’héritier à travers la procédure, s’assurant que toutes les formalités sont respectées et que l’héritier comprend les implications de sa décision. #DroitDesSuccessions #Renonciation #Héritage

Les célèbres chaussures de luxe à semelle extérieure rouge de Christian Louboutin sont bien plus qu’une simple signature esthétique. La Cour d’appel de Paris a récemment confirmé l’originalité et la protection juridique de ces créations emblématiques dans une affaire de contrefaçon. Cette décision renforce la position de Louboutin en tant que créateur unique dans le monde de la mode.
L’originalité des créations Louboutin
La maison Louboutin a su démontrer l’originalité de ses créations, notamment à travers des modèles de sandales, d’escarpins et de semelles qui se distinguent par des caractéristiques uniques. Par exemple, une paire de sandales à talon aiguille a été reconnue pour sa plateforme en cuir verni et ses brides distinctives, tandis qu’une semelle épaisse et incurvée a été saluée pour sa conception innovante. Ces éléments ne sont pas de simples reproductions d’un fonds commun, mais bien des œuvres originales éligibles à la protection du droit d’auteur.
La protection de la marque de position
En plus de la reconnaissance de l’originalité de ses modèles, Louboutin a également défendu avec succès sa marque de position, la célèbre « semelle rouge ». La Cour a jugé que même si la société Otalons.com n’avait pas entièrement recouvert la semelle de rouge, l’utilisation partielle suffisait à créer un risque de confusion et à porter atteinte à la renommée de la marque. Cette décision souligne l’importance de la protection des marques de position dans le secteur de la mode.
Les conséquences juridiques de la contrefaçon
La société Otalons.com a été condamnée à verser des dommages-intérêts substantiels à Christian Louboutin et à sa société. En effet, elle devra payer un total de cent soixante mille euros pour les préjudices moral et patrimonial subis. Cette sanction financière illustre la gravité des actes de contrefaçon et la détermination de Louboutin à protéger ses créations contre toute imitation non autorisée.
Cette affaire met en lumière l’importance de la protection de l’originalité et de la renommée des créations dans le monde de la mode. Les souliers Louboutin, avec leurs semelles rouges iconiques, continuent de fasciner et de se démarquer grâce à leur singularité reconnue par la justice.
Source : CA Paris, 18 sept. 2024, n° 22/16713

La Cour de cassation a rendu trois arrêts significatifs concernant les contrats de crédit à la consommation. Ces décisions éclairent les conditions dans lesquelles une banque peut être privée de sa créance de restitution du capital prêté, notamment lorsque le vendeur devient insolvable.
La faute de la banque et la restitution du capital
Dans le premier arrêt (Cass. 1re civ., 10 juill. 2024, n° 23-12.122), la Cour de cassation a examiné la faute de la banque qui avait libéré les fonds sur la base d’une simple attestation de livraison signée par l’emprunteur. La banque n’avait pas vérifié la réalisation complète de l’installation des panneaux photovoltaïques. En vertu des articles L. 312-48, L. 312-55 du Code de la consommation et 1231-1 du Code civil, la Cour a rappelé que la nullité du contrat de vente entraîne celle du contrat de crédit, rendant les restitutions dues. Cependant, la banque peut être privée de sa créance de restitution si elle n’a pas assuré la complète exécution du contrat principal, causant ainsi un préjudice à l’emprunteur.Preuve du préjudice de l’emprunteur
Dans le deuxième arrêt (Cass. 1re civ., 10 juill. 2024, n° 23-11.751), la Cour de cassation a souligné que l’emprunteur doit démontrer un préjudice consécutif à la faute de la banque pour être dispensé de la restitution du capital emprunté. La cour d’appel avait initialement condamné la banque sans caractériser le préjudice en lien causal avec la faute. La Cour de cassation a annulé cette décision, réaffirmant que la faute du prêteur ne dispense l’emprunteur de restituer le capital emprunté que si celui-ci justifie avoir subi un préjudice en lien avec cette faute.L’insolvabilité du vendeur et le préjudice de l’emprunteur
Le troisième arrêt (Cass. 1re civ., 10 juill. 2024, n° 22-24.754) traite de la situation où le vendeur est en liquidation judiciaire. La Cour de cassation a jugé que l’impossibilité pour l’emprunteur d’obtenir la restitution du prix auprès du vendeur insolvable constitue un préjudice résultant de la faute de la banque. La banque, en ne vérifiant pas la conformité du contrat principal avant de libérer les fonds, a causé un préjudice à l’emprunteur. Par conséquent, la Cour a confirmé la condamnation de la banque à payer à l’emprunteur une somme correspondant au capital emprunté, à titre de dommages et intérêts.La Cour de cassation a rendu trois arrêts significatifs concernant les contrats de crédit à la consommation. Ces décisions éclairent les conditions dans lesquelles une banque peut être privée de sa créance de restitution du capital prêté, notamment lorsque le vendeur devient insolvable.
La faute de la banque et la restitution du capital
Dans le premier arrêt (Cass. 1re civ., 10 juill. 2024, n° 23-12.122), la Cour de cassation a examiné la faute de la banque qui avait libéré les fonds sur la base d’une simple attestation de livraison signée par l’emprunteur. La banque n’avait pas vérifié la réalisation complète de l’installation des panneaux photovoltaïques. En vertu des articles L. 312-48, L. 312-55 du Code de la consommation et 1231-1 du Code civil, la Cour a rappelé que la nullité du contrat de vente entraîne celle du contrat de crédit, rendant les restitutions dues. Cependant, la banque peut être privée de sa créance de restitution si elle n’a pas assuré la complète exécution du contrat principal, causant ainsi un préjudice à l’emprunteur.
Preuve du préjudice de l’emprunteur
Dans le deuxième arrêt (Cass. 1re civ., 10 juill. 2024, n° 23-11.751), la Cour de cassation a souligné que l’emprunteur doit démontrer un préjudice consécutif à la faute de la banque pour être dispensé de la restitution du capital emprunté. La cour d’appel avait initialement condamné la banque sans caractériser le préjudice en lien causal avec la faute. La Cour de cassation a annulé cette décision, réaffirmant que la faute du prêteur ne dispense l’emprunteur de restituer le capital emprunté que si celui-ci justifie avoir subi un préjudice en lien avec cette faute.
L’insolvabilité du vendeur et le préjudice de l’emprunteur
Le troisième arrêt (Cass. 1re civ., 10 juill. 2024, n° 22-24.754) traite de la situation où le vendeur est en liquidation judiciaire. La Cour de cassation a jugé que l’impossibilité pour l’emprunteur d’obtenir la restitution du prix auprès du vendeur insolvable constitue un préjudice résultant de la faute de la banque. La banque, en ne vérifiant pas la conformité du contrat principal avant de libérer les fonds, a causé un préjudice à l’emprunteur. Par conséquent, la Cour a confirmé la condamnation de la banque à payer à l’emprunteur une somme correspondant au capital emprunté, à titre de dommages et intérêts.
Ces arrêts de la Cour de cassation mettent en lumière l’importance pour les banques de vérifier la réalisation complète des prestations financées par un crédit à la consommation. En cas de faute de la banque, l’emprunteur peut être dispensé de restituer le capital emprunté, à condition de prouver un préjudice en lien avec cette faute. L’insolvabilité du vendeur constitue un tel préjudice, privant ainsi la banque de sa créance de restitution.
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